LOS ÚLTIMOS


MASOVEROS

Impressionné par ce choix de vie, proche de la nature, entourés d'animaux, j'ai découvert un mode de vie qui n'inclue ni vacances ni jours fériés, avec peu de commodités et loin de ce que l'on appelle le stress.
Les « masoveros » ne t'offrent jamais leur confiance dès le premier jour, habitués à une forme de solitude et d'isolement. Mais une fois gagnée leur confiance, ils te reçoivent avec un grand sourire et toute leur générosité
(et elle est énorme).
Un mode de vie que la dureté est en train de faire disparaître, auquel on ajoute le manque d'aides pour les petits éleveurs-agriculteurs.
Pendant mon enfance, mon père a travaillé comme vendeur ambulant de fruits et légumes. Avec sa camionnette remplie à ra-bord, il se déplaçait jusque dans les petits villages d'Aragon. Parfois, il m'emmenait avec lui.
C'est à cette époque que j'ai découvert les « masoveros ». Ce sont tous ces souvenirs et impressions qui vont m'amener à les photographier pendant trois ans. Dans certains cas, nous finirons par devenir amis et les portes de leurs maisons me seront ouvertes.